
Consigne :
C’est un vieux couple. L’un vient de découvrir que l’autre lit dans ses pensées. À vous de racontez leur échange.

Contraintes :
Votre texte doit être un dialogue entre deux personnages. Il doit faire maximum 2500 caractères espaces compris, et
doit utiliser exclusivement le mode impératif et interrogatif.
Semaine 5
Jade s’écrie d’indignation : «Tu lis dans mes pensées ?!»
Orianne bredouille une réponse : «Euh… tu préfères que je dise une vérité horrible ou que je te mente ?»
– Depuis le début ? Depuis qu’on se connaît ? Pourquoi ?
– Eh bien… C’est dur de te comprendre, parfois, sois plus claire !
– Mais… enfin… Comment ?!
– Ah, ça ? C’est une longue histoire qui n’a aucun intérêt, tu ne trouves pas ? Le fait est que je sais tout ce que tu penses, et que j’en suis désolée, alors pardonne-moi !
– Tu peux vraiment savoir ce que je pense ?
– En ce moment, tu te dis : « J’en reviens pas, ma propre meilleure amie !”… Correct ? Maintenant je sais que tu es vraiment énervée, et incrédule – je peux te demander pourquoi ? – Tu vois, je te comprends mieux ; ce ne serait pas si mal que je continue ?
– J’en reviens pas… Comment est-ce que je suis censée te laisser faire maintenant que je sais que tu peux lire toutes mes pensées ? Arrête ça tout de suite, ça me met mal à l’aise !
– Calme-toi ! Écoute, ça m’aide à te faire confiance.
– Tu ne me fais pas confiance ?
– Eh bien… Tu dois admettre que tu me mens beaucoup.
– Quoi ?!
– Arrête. Ne fais pas semblant. Je connais tous tes mensonges – mais tu ne vas pas les avouer maintenant, hein ?
– Tais-toi, tu ne sais rien !
– Pff… Tu disais que je te mets mal à l’aise, mais savoir que tu me mens tous les jours, tu crois que ça ne me rend pas mal à l’aise ?
– Pourquoi n’as-tu jamais rien dit ?
– Car, comment aurais-tu réagi si je t’avais dit ça, sans preuve à l’appui ? Tu m’aurais demandé pourquoi je pense ça, et une petite histoire de pouvoir magique ne t’aurais pas suffit ; tu m’aurais demandé une explication complète avec introduction et conclusion, n’est-ce pas ?
– Tais-toi, tu me connais trop bien…
– Écoute, Jade, je suis désolée. Tu penses que tu pourras me pardonner ? Et puis, vois le bon côté des choses – je peux t’aider à comprendre les gens qui t’entourent ! Connaître les sentiments des gens, savoir ce qu’ils s’apprêtent à faire, reconnaître les bienfaiteurs de ceux qui te veulent du mal ; c’est ton rêve secret, hein ?
– Dis-le moins fort ! Je ne veux pas que d’autres personnes veuillent devenir tes amis juste pour ton pouvoir, d’accord ? Je te pardonne pour toute ton intrusivité, à condition que tu me pardonnes d’avoir surréagi – alors ?
Le visage de Jade se fend d’un grand sourire : «Tope là !»
Castille VM.