
Consigne :
Vous choisissez deux personnes (de votre entourage proche ou lointain) et vous décrivez/analysez/racontez leur ressemblance.
Je ne parle pas de la ressemblance physique qui saute aux yeux, mais de la connexion beaucoup plus discrète, secrète, qui relie
deux personnes en apparence très différentes.

Contraintes :
Votre texte doit être écrit à la première personne, au présent. Il doit mêler les deux personnes/personnages, et ne pas
juxtaposer deux descriptions. Il doit faire maximum 2500 caractères espaces compris, et ne pas comporter plus de 5 adjectifs.
Semaine 2
Je tire ma chaise et m’assois à ma place. Après avoir sorti mon cahier et ma trousse, je regarde enfin autour de moi. À ma gauche, ma voisine griffonne dans son cahier à elle en écoutant la professeure d’une oreille distraite.
Elle a des cheveux noirs de jais, avec quelques reflets roux. Sa peau café au lait s’accorde avec ses yeux noirs en amande. Non, à y regarder de plus près, ses yeux sont marron foncé. Elle est droitière, et repose sa tête sur son coude allongé sur la table. Sa trousse est blanche avec des caractères japonais rose bonbon, ce qui pourrait indiquer qu’elle vient du Japon.
Je remarque qu’elle écrit en anglais, et que sa langue pointe entre ses dents comme elle se concentre. Il y a aussi des caractères japonais sur cahier, dans une autre couleur, formant un désordre artistique couleur pastel qui lui va bien.
Elle me rappelle ma meilleure amie de mon ancienne école, Jasmine. Elle a les mêmes yeux marron foncé en amande et les mêmes cheveux de jais – sauf que les siens bouclent à l’humidité, tandis que ceux de ma voisine sont raides. Jasmine est aussi droitière, sauf qu’elle écrit en italique et que son écriture est franchement illisible. Elle vient des Philippines et de France, alors peut-être que ma voisine vient de quelque part d’autre ainsi que du Japon.
Elle se redresse en me voyant l’observer. Elle range soigneusement son crayon et ses feutres dans sa trousse, referme son cahier et s’approche de moi. « Hello, » murmure-t-elle.
Ah, oui. Grande différence : elle me parlera en anglais au lieu de français.
« Hello, » je réponds. Elle me sourit timidement, acquiesce et se cache derrière un rideau de cheveux.
Si elle est un tant soit peu comme Jasmine, j’ai hâte d’apprendre à la connaître.
Trente minutes plus tard, la professeure annonce un travail de groupe. Je jette un regard vers ma voisine, qui me regardait aussi. Nous hochons la tête toutes les deux, puis je rapproche ma chaise de la sienne. Nous nous sommes comprises comme je me comprends avec Jasmine. « Should we use colored paper or just plain white ? » je demande. « I don’t know, you choose. » répond-elle.
Ah, elle manque d’assurance, contrairement à Jasmine. « What’s your name ? » je lui demande. « Sayo. »
Japonaise, donc, j’imagine. Comme je l’avais pressenti.
Quarante-cinq minutes plus tard, la cloche sonne pour signaler la fin du cours. Je rassemble mes affaires et attrape mon sac. Sayo me rattrape à la porte. « Wait up ! What class do you have next ?
– Spanish.
– Okay, I’ll walk with you.
Castille VM.
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El O’Hzo le Magicien :
El O’Hzo était un magicien connu dans tout le pays. On venait de loin admirer cet homme transparent. Tout le monde croyait en sa magie, sauf quelques personnes convaincues que la magie n’existait pas et que cette transparence n’était que le fruit de technologies de pointe. Elles décidèrent d’aller voir M. Ferrars, le patron de M. El O’Hzo. Celui-ci leur fit un marché : si des personnes arrivaient à lui fournir trois preuves de l’inexistence de la magie du Magicien, il consentirait à le renvoyer. Trois personnes se mirent donc en tête de prouver l’inexistence de la prétendue magie du très réputé Magicien El O’Hzo.