
Résumé :
Le Petit Chaperon Rouge raconté par le loup… Avec son caractère et ses doutes !
Un déjeuner appétissant…
À cette époque, je ne rêvais que d’une chose : de la viande bien fraîche, bien tendre, saignante à point. J’errais dans les bois depuis des jours, sans jamais trouver proie appétissante.
Et ce jour-là, un miracle apparut. Derrière le grand chêne, là-bas, une petite fille vêtue de rouge se promenait en chantonant. Elle n’avait pas l’air effrayée, elle paraissait calme, détendue, et, surtout, de bonne humeur. D’une irritable bonne humeur. Elle était tendre et fraîche à point, parraissaît-il, et bien assez jeune pour ne pas être dangereuse. Je salivais d’avancce au bon déjeuner que j’allais faire.
Lentement, je m’approchai d’elle, et la saluai :
– Bonjour, Petit Chaperon Rouge.
Elle n’eut pas peur, mais sourit et me répondit :
– Bonjour aussi, Loup.
– Où vas-tu si joyeuse, Petit Chaperon Rouge ? lui demandai-je.
– Chez ma Grand-Mère.
– Que portes-tu dans ton panier ?
– Une galette et un pot de beurre, que j’apporte à ma Grand-Mère qui est souffrante.
– Où habite-t-elle, ta Grand-Mère, Petit Chaperon Rouge ?
– À trois lieues d’ici, derrière les noisetiers, à côté des trois grands chênes, tu reconnaitras forcément.
‘Merci, alléchant Petit Chaperon Rouge’, pensai-je. ‘J’aimerais manger les deux, grand-mère et petite-fille, ainsi je me remplirai la panse. Mais je dois ruser si je veux dévorer l’une et l’autre.’
Je cheminai un moment avec le Petit Chaperon Rouge, quand soudain je m’excalamai :
– Petit Chaperon Rouge, regarde autour de toi ! Comment se fait-il que tu marches sans entendre les oiseaux qui chantent, sans voir les jolies fleurs des sous-bois ! Tu vas droit devant toi, comme pour aller à l’école, alors que la forêt est si jolie !
Le Petit Chaperon Rouge parut hésiter un instant, comme si elle se doutait que c’était une mauvaise idée, héhé, mais elle s’éloigna cueillir des fleurs. Dès qu’elle s’enfonça dans la forêt, je détalai vers les noisetiers, et effectivement je repérai la maison de la Grand-Mère sans même remarquer les trois chênes.
Je frappai à la porte et la Grand-Mère cria :
– C’est moi, le Petit Chaperon Rouge, dis-je en contrefaisant ma voix. Je t’apporte une galette et un pot de beurre, ouvre-moi !
– Tire la chevillette, et la bobinette cherra.
Je tirai la chevillette, et la porte s’ouvrit. Je me jetai sur la pauvre femme, et l’engloutit en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Vite, je m’habillai des habits de la Grand-Mère, me couchai dans son lit et tirai les rideaux.
Peu de temps après, le Petit Chaperon Rouge toqua à la porte.
– Qui est-ce ? demandai-je d’une voix chevrotante.
– C’est moi, le Petit Chaperon Rouge. Je t’apporte une galette et un pot de beurre.
– Entre, mon enfant.
Le Petit Chaperon Rouge entra, posa soigneusement son panier sur la table, écarta les rideaux, et je lui dis :
– Viens, allonge-toi à côté de moi.
– Oh, Grand-Mère, comme tu as de grandes oreilles ! s’exclama-t-elle.
– C’est pour mieux t’entendre, mon enfant.
– Oh, Grand-Mère, comme tu as de grands yeux !
– C’est pour mieux te voir, mon enfant.
– Oh, Grand-Mère, comme tu as de grandes mains !
– C’est pour mieux te saisir, mon enfant.
– Oh, Grand-Mère, comme tu as de grandes dents !
– C’est pour mieux te MANGER ! criai-je.
Ce disant, j’attrapai le Petit Chaperon Rouge et l’avalai tout cru. Enfin, j’étais rassasié. Je me ralongeai sur le lit et m’endormit aussitôt. Et j’entendis des pas…
Maintenant, je ne rêve que d’une chose : ne jamais m’être rendormi dans le lit de la Grand-Mère.
Castille VM.
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