Castille VM.

Auteure Jeunesse

Mélusine et Souricette – Dialogue

Sorcière : Oh, petite souris, si tu savais comme je m’ennuie !

Souricette : Tu as raison, il ne se passe jamais rien dans ce manoir. Mais tu es une sorcière, tu as des pouvoirs magiques ! Tu devrais vivre milles et une aventure, mais tu reste cloitrée ici !

Sorcière : Peut-être. Mais comment veux-tu que je m’envole ? Je ne sais même pas voler avec un balai ! J’aurai l’air complètement ridicule, marchant dans les rues comme un humain !

Souricette, gentiment : Tu pourrais peut-être apprendre.

Sorcière : Sans professeur ? Jamais.

Souricette : Avec tes grimoirs, Mélusine. Tu as une bibliothèque entière de grimoires que tu n’as jamais ouverts.

Mélusine : Ah oui ? J’ai une bibliothèque ? Possible. Mais je suis tellement fatiguéée… Aucune envie d’aller dans le noir pour me retrouver sous un nuage de poussière.

Souricette, exasperée : Utilises tes pouvoirs, Mélusine. Tu as des pouvoirs. Tu peux t’éclairer, et chasser la poussière. Ensuite, tu fais voler les livres et tu les mets en cercle autour de toi. Comme ça, tu peux tous les voir, et tu peux choisir le livre qui parles de balais volants – ou plutôt de tutoriels.

Mélusine : Tu crois ? Tu crois que j’ai ça, dans mes livres ?

Souricette : Évidemment ! Sais-tu combien il y a de grimoires dans cette salle ? Au moins des centaines ! Il doit bien y en avoir au moins un qui traite de balais !

Mélusine : Hmm… D’accord. Je chercherai. Mais là… je suis triste. Très triste. Trop triste.

Souricette, doucement : Triste de quoi ?

Mélusine : Mes amies me traitent comme si j’avais cinq ans. Mon professeur réfléchit à me faire redoubler. Les humains croient que je suis encore au primaire. Qu’y a-t-il de pire que d’être eprise pour une sorcière amateure ?

Souricette : Mélusine, Mélusine… Montre-leur tes pouvoirs ! Tu es la plus forte ! Allez, fonce !

Mélusine :  Comment veux-tu que je fonce ? Je ne sais même pas monter un balais !

Souricette, se retenant de rire : Euh… Hm-hm ! Montres-moi des tours. Impressione-moi. Que je sois épatée !

Mélusine, sortant une baguette de sa poche, l’air encore plus désepérée qu’avant : Je n’ai qu’une baguette de fée ! Que veux-tu ? Qu’on me prenne pour une fée déguisée ? J’ai beau mettre mes cheveux en bataille, salir mes habits, je reste une fille qui aime le propre, la lumière et les papillons !

Souricette, sautant à côté de Mélusine : Oh, Mélusine, fais un effort ! Tu peux le faire. Tu peux devenir la petite sorcière futée et teigneuse que tu as toujours rêver d’être. Il suffit d’y croire !

Mélusine :  Y croire… Crois-tu que ça suffit ?

Souricette : Oui, j’y crois. Et tu dois y croire aussi. Fais-moi voir ta magie.

Mélusine :  Maintenant ?

Souricette : Oui.

Mélusine :  Tout de suite ?

Souricette : Oui.

Mélusine :  Alors je fonce.

Castille VM.


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El O’Hzo le Magicien :

El O’Hzo était un magicien connu dans tout le pays. On venait de loin admirer cet homme transparent. Tout le monde croyait en sa magie, sauf quelques personnes convaincues que la magie n’existait pas et que cette transparence  n’était que le fruit de technologies de pointe. Elles décidèrent d’aller voir M. Ferrars, le patron de M. El O’Hzo. Celui-ci leur fit un marché : si des personnes arrivaient à lui fournir trois preuves de l’inexistence de la magie du Magicien, il consentirait à le renvoyer. Trois personnes se mirent donc en tête de prouver l’inexistence de la prétendue magie du très réputé Magicien El O’Hzo.