
Résumé :
Une adolescente un peu morose et une fleuriste obsédée par la création de la plus belle rose se rencontrent
lors d’un accident de… dirigeable. Que faire d’abord ?
Malgré leurs désaccords et leur caractère très différents, elles devront faire équipe pour s’entraider…
ou en tout cas pour aider l’autre.
Dangereux dirigeable…
Elle marchait sur le pont, tranquille et déprimée.
Tout s’effondrait autour d’elle. Tout. Bon, cela, elle le savait. Mais là, tout s’effondrait vraiment.
Elle sentit la terre trembler sous ses pieds. Pour la première fois depuis des jours, elle sortit les mains de ses poches et se redressa. Horrifiée, elle vit un bus freiner juste devant une femme qui traversait la rue en courant. L’adolescente ne savait que faire : aller aider la dame ou sauver sa peau ? Personnellement, elle aurait voté pour la deuxième option. Mais ça aurait été affreusement égoïste. Et alors ? Depuis quelques temps, tout le monde la détestait, et elle détestait tout le monde.
Ce serait peut-être l’occasion de se racheter … ?
Pas envie, grogna-t-elle pour elle-même.
Le bus fonçait sur moi, tel un astéroïde sur une planète, un taureau sur un tissu rouge ou une abeille vers un attaquant de sa ruche.
Terrifiée, je fis un bond de côté et l’évitai de justesse. Ouf ! Du coin de l’œil, je vis une jeune file me regarder, l’échine dressée et le regard troublé. Qu’est-ce qu’elle attendait pour venir m’aider ? Je venais d’avoir la peur de ma vie, et elle restait plantée là, sans rien faire ? J’essayai de me faire à l’idée qu’elle n’avait sans doute aucune idée de mon génie grandiose, et que si je mourais mon expérience ne verrait jamais le jour ! Bon, en attendant, je regagnai illico presto le trottoir. Je jetai un coup d’œil derrière mon épaule et vit que la fille n’avait toujours pas bougé. Lâche, pensai-je. Mon cœur battait à cent à l’heure et une sensation de vertige m’envahit. Je me mis à la fixer, pour qu’elle se sente coupable.
La dame la dévisageait. Alice sentit la rage monter. Depuis toujours, les gens la regardaient comme une étrangère. Pourtant, elle venait de la même planète qu’eux. Elle tourna la tête pour regarder autour d’elle. Les voitures glissaient sur les trottoirs, les piétons hurlaient les mains sur la tête, les enfants appelaient leurs parents et vice-versa, les gens stoppaient net avant de s’engager sur le pont, des policiers arrivaient, des adultes criaient au téléphone en jetant des regards affolés autour d’eux, et la dame bizarre était sur le trottoir d’en face, toujours en train de la fixer. Ah, non, elle ne la fixait plus. Elle avait détourné son attention d’elle pour se protéger d’un cycliste qui roulait sur le trottoir.
Danger public ! Chauffards ! Vous tous ! Soyez maudits, espèces de terroristes ! criai-je, mais personne ne m’entendit à cause du vacarme produit par le carambolage. …Sauf l’adolescente. Elle m’observait en fronçant les sourcils. Soudain, elle leva les yeux, avec un air très, très inquiet. Affolée, je me retournai et regardai à mon tour. Une ombre couvrit mes yeux… au sens figuré et au sens propre. Un dirigeable monumental, avec un énorme ballon gris souris et une cabine minuscule (par rapport à son ballon), produisant un bourdonnement constant dans les oreilles des habitants d’en bas, flottait au-dessus du pont. Enfin, flottait… plutôt survivait ! Sa cabine avait percuté un gigantesque immeuble, pas très loin du pont. Celui-ci avait tremblé de l’écroulement. Le ballon s’était crevé à un endroit, et se vidait de ses gaz. Alors, le dirigeable était piteusement descendu, et maintenant il risquait de se poser sur la Seine. D’instinct, je cherchai la fille des yeux. Puis me ravisai. Égoïste, me dis-je. Je n’ai rien à faire avec elle. Mais tout de même, je la repérai dans le remue-ménage et m’approchai d’elle. Dès qu’elle me vit, elle se raidit.
Elle marchait vers moi, l’air le plus calme du monde. Qu’est-ce qu’elle vient faire ici ? me demandai-je. Mais malgré mes pensées assez agressives, je me réjouis de voir des gens solidaires. Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n’en sortit. Ou plutôt, je n’en entendit rien. Elle reprit, plus fort qu’avant – et cette fois, je compris :
Bonjour ! Savez-vous ce qui se passe ?
– Euh… Ben, un dirigeable vient de percuter le gros immeuble, là-bas, répondis-je en pointant du doigt un énorme bâtiment avec le haut bien amoché.
Oui, j’ai bien compris. Et là… que doit-on faire ?
– Beuh, aucune idée ! Ça ne m’est jamais arrivé, figurez-vous.
C’est là que je compris que je ferais mieux de tourner les talons et de rester solitaire.Mais au lieu de faire ça, je restai et gratifiai l’idiote d’un regard noir :
– Je meurs de rire. Passons. Savez-vous… MON DIEU ! Mon laboratoire !!
– Laboratoire ? Vous êtes chercheuse… ou scientifique ?
– Mais non ! Taisez-vous ! Vous ignorez… Rhaa !
– Oh, ça va, calmez-vous ! Mais bon, que ce passe-t-il avec votre laboratoire ?
– Eh bien… commençai-je en blêmissant. Il se situe juste de l’autre côté de… cet immense immeuble, celui que le dirigeable vient de percuter. Et s’il a été touché par les décombres… toutes mes recherches réduites à néant !!!
– Houlà, houlà, calmez-vous… Que devons-nous faire, à votre avis ?
– Je ne sais pas ! Sauver ma rose !
– Euh… votre rose ? Vous voulez sauver une rose ?
– OUI ! Je travaille dessus depuis des décennies ! Ce sera la plus royale, la plus belle, la plus brillante, la plus magnifique, la plus douce, la plus rose, la plus légère, la plus lumineuse, la plus embaumante, la plus unique des roses ! L’œuvre de ma vie ! L’œuvre de l’humanité ! Un succès bénéfique pour tous !
– Gloups ! En… en quoi une rose peut-elle nous aider à… à ça ? demandai-je en montrant le pont, l’immeuble, les dégâts.
– Rhaa ! C’est MA rose ! La rose ! Et puis, je ne vous demande pas votre avis ! Il faut filer la chercher !
– Vous ne préfériez pas… aller aider des gens ? Aider la police, l’ambulance ?
– Ils peuvent très bien se débrouiller tout seuls. Tandis que ma rose, non.
– Vous êtes ridicule.
– Dépêchez-vous.
– Mais ils ont besoin d’aide ! plaidai-je.
– Ma rose aussi. Vite, venez.
– Grmbl… grognai-je.
Je la suivis malgré tout, comme elle s’engageait dans la grande route du pont, puis dans une petite ruelle qui arrivait sur un grand boulevard, d’où je pus admirer le pied de l’énorme immeuble défiguré. Des hélicoptères récupéraient les blessés des étages en hauteur, des centaines de piétons étaient regroupés dans le boulevard, un vacarme assourdissant sifflait autour de mes oreilles.
Enfin, elle obliqua dans une autre rue, et sortit des clés de sa poche. Elle ouvrit une grande porte en bois fort, et me conduisit à travers divers couloirs jusqu’à une autre porte, plus petite que la première. Elle empoigna une autre clé, ouvrit un tiroir que je n’avais pas remarqué, et en sortit encore une clé, avec un porte-clé en forme de vase avec des jolies roses dedans. Ma guideuse enleva un loquet et glissa sa jolie clé dans la serrure. Elle lui fis faire un tour, décrocha un autre loquet, refit un tour et enfin poussa la porte.
Celle-ci débouchait sur une vaste salle, ou chambre, ou plutôt pièce. Des conduits d’eau couraient le long des murs, une table principale recouverte d’une nappe étanche trônait au centre de la pièce. Celle-ci était recouverte de vases remplis de fleurs diverses : roses, tulipes, jonquilles, lilas, coquelicots, marguerites, violettes, orchidées, lavandes, bleuets, nielles, salsifis, silènes, sauges, œillets, et d’autres fleurs que je ne connaissais pas.
Des dizaines d’herbiers s’alignaient sur des étagères, remplis de noms latins et de fleurs séchées, comme des myosotis, des perce-neiges, des pâquerettes et des violettes.
Des boîtes de collections remplissaient les murs vides, présentant presque toutes les fleurs d’arbres fruitiers qui existent au monde : des fleurs de cerisier, d’abricotier, de sureau, de pêchier, de figuier, d’oranger, de prunier, de pommier, d’arbres à pin, de bananier, de manguier, de tout, tout, tout !
De petites attaches aux murs retenaient plusieurs fleurs de légumes qui comblaient les murs. Les conduits d’eau reliaient les plantes pour les maintenir en vie, et de la lumière du jour filtrait à travers des fenêtres qui faisaient vaguement penser à une serre.
À côté, un bureau rempli de paperasse, de loupes binoculaires, de crayons, de notes, de pétales de roses, d’épines et de courrier
Mon interlocuteuse me suivait de près. Quand nous aboutîmes dans ma petite serre artificielle, elle ouvrit grand les yeux pour combler son peu de savoir en botanique. Elle observait tout, regardait mes fleurs, s’approchait des boîtes de collections, scrutait mes bouquets, et enfin, posa ses yeux sur ce qui me préoccupait depuis quelques minutes déjà : un petit coffre-fort blindé.
Mais elle ignorait ce qui se trouvait dans ce petit coffre-fort : l’œuvre de ma vie. Cette expérience sur laquelle je m’acharnait depuis bientôt 20 ans, cette expérience qui me rendrait fameuse, moi, la célèbre fleuriste de la Flora. Il ne me manquait qu’une goutte d’extrait de vanille, pour une odeur somptueuse, et de l’eau de vie pour la fortifier, et ma rose sera prête. Prête à affronter le jour. Mais évidemment, elle resterait sous cloche. Peut-être qu’avec ma fortune destinée, je pourrai lui faire un musée. Je pourrai faire visiter ma serre et ma salle de recherches comme je venais de le faire avec l’adolescente engourdie.
Soudain… un fracas terrible résonna dans mes oreilles. Le toit de l’immeuble venait de s’écrouler ! Ça voulait dire qu’il avait été touché par l’écroulement du gigantesque bâtiment ! Si l’immeuble s’effondrait, adieu mon travail ! Adieu mes recherches ! Adieu ma serre ! Et surtout… ADIEU MA ROSE ! ADIEU LE SUCCÈS !
Je sens les larmes monter… Non, ce n’est pas le moment ! Je dois sauver ma rose, maintenir l’honneur ! Vite, je me précipite vers le coffre-fort en hurlant :
– Attention, l’immeuble s’effondre !
– Quoi ?! Mais je suis trop jeune pour mourrir ! J’ai encore plein de chose à faire !
« Comme demander pardon pour tout le mal que j’ai fait » pensai-je.
– Ce n’est pas le moment de geindre ! Venez, vite !
– D… d’accord ! J… j’arrive ! Mais… toute cette beauté va-t-elle vraiment disparaître ? demandai-je en me retournant vers l’espèce de serre.
Cela faisait vraiment longtemps que je n’avait pas été aussi émue par une beauté aussi éclatante. L’idée que tout allait s’effondrait me brisait le cœur. Je sentis moi aussi les larmes monter. Je regardai les vases tinter, les boîtes de collections se décrocher, les murs trembler, puis me retournai vers mon accompagnatrice. Elle tremblait aussi, mais composa tant bien que mal des chiffres sur le cadenas à code.
Dès que j’entends le Clic ! qui prouve que le coffre est dévérouillé, je l’ouvre avec une fureur terrible, pleurant toutes les larmes de mon corps. Ma rose est là, ignorant tout de l’accident chaotique, des malheurs de ce monde. Je me calme aussitôt : cette rose a le pouvoir de m’apaiser. Le simple fait de savoir que cela fait bientôt quinze ans que je la crée, perfectionne, me remplis d’une sentation de bien-être immense. Mais la vue du visage décomposé de la fille me ramène au monde réel. Je lance à mon accompagnatrice :
– Vite, allez chercher ce globe, là-bas !
– . . .
– Qu’est-ce que vous dites ?
– MAIS C’EST TROP LOIN ET ENVAHI PAR LES DÉCOMBRES ! hurla-t-elle.
– ALLEZ-Y ! lui ordonnai-je.
Bien que je n’avais réellement aucune envie de d’y aller, j’y allai quand même. Juste pour aider. Pour la première fois de ma vie.
Je me dirige vers le fond du laboratoire, vers l’endroit exact où le toit s’était effondré. Vite, vite, je cherche des yeux un globe, un vase, ou je ne sais plus quoi, ce qu’elle a demandé. Aha ! Je repère une cloche sur un plateau, un peu comme dans les restaurants, vous savez, les cloches sous lesquelles on cache la nourriture. Cette pensée m’arrache un sorrire, mais ce n’est pas le moment de divaguer. Je bondis vers la cloche, attrape son plateau et tourne les talons pour revenir au coffre-fort. Quand soudain… une partie du toit du laboratoire s’effondre sur moi.
Juste à temps, je recule en arrière, avant de penser : « Mais… JE SUIS COINCÉE ! » Je me précipite vers la sortie, même si ça m’éloigne du coffre-fort : si une autre partie s’effondre, je resterai bloquée ici à jamais. J’éloigne ces pensées morbides pour plutôt me concentrer sur un autre problème qui vient de surgir : tout les vases brisés forment un tapis de verre. Glissant, qui plus est. Si je marche dessus, je glisse et me coupe sur le verre. Si je saute, … oublions direct cette possibilité, je n’y arriverai jamais. Trop large, le tapis.
Le toit s’écroula en un fracas terrible. Je bondis en arrière et me plaquai sur la porte du coffre-fort. Puis, en pleurant, je criai :
– Eh ! Dépèche-toi !
– J’AI UN NOM !
– Quoi ?! Ah, oui ! Mais DÉPÈCHE-TOI, PAR PITIÉ !!
– Mais JE SUIS COINCÉE !
– Qu’est-ce que tu racontes ? Ah, d’ailleurs, tu as vu les dégâts ?
– Figurez-vous que je les ai juste au-dessus de moi, les dégâts !
– Quoi ?! Et TU AS LE GLOBE ?!
– Grr… OUI, J’AI LE GLOBE !
– Ah ! Super ! Alors revenez !
– Mais ! Je vous dis que JE SUIS COINCÉE !
– Quoi ? Je n’entends rien !
– . . .
– Qu’est-ce que vous dites ?
– . . . !!!
– OHO ! CRIEZ PLUS FORT ! VOUS… AAAH !
La bibliothèque d’herbiers s’affala sur moi. Je hurlai, mais cette bonne à rien me laissa attraper la peur de ma vie. Heureusement, mon bureau écarta la bibliothèque, et quelques livres giclèrent hors de portée. Je n’eus qu’à éviter les herbiers restants. Mais cela ne m’empêcha pas d’être – je l’avoue – terrifiée. Ma rose est bien en sécurité, me rassurai-je. « Bien en sécurité dans son coffre-fort. » Je retournai la voir, et, comprenant que l’autre ne viendrait pas de sitôt, je la pris précautieusement dans mes bras. Ma petite, lui murmurai-je.
– JE M’APPELLE FLORENCE ! hurlai-je, sans trop savoir pourquoi.
Et, prenant mon courage à deux mains, je me frayai un passage à travers les décombres.
Bon, je ne laisserai pas le suspens durer. Je sais que vous vous demandez tous ce qu’il advent après. Alors je me plié à vos demandes. Je vais vous dire si, oui ou non, elle a survécu. Eh oui ! Mais bon, de toutes façons, elle fera bientôt la une des journaux. Mais si, évidemment ! C’est une heroine, franchement ! Avoir confronté tout ça, sans dire un mot… Mais je m’y attendais, je ne suis pas dupe quand même. Oui, oui, j’arrête et je vous dit : [Roulements de tambour] Elle est vivante.
Je vais pouvoir poursuivre mes études. Il me manqué toujours l’eau de vie. J’ai acheté de l’extrait de vanille, mais je ne bois toujours pas d’alcool, et personne d’enmon entourage n’est amateur de Schnapps. Bientôt, elle fera la une des journaux, et je serai riche. Car ma rose est une nouveauté sensationelle.
Une minute. Qu’est-ce que c’est que cette tête ? Vous apprenez que l’œuvre de ma vie est saine et sauve, et vous froncez les sourcils ? Vous… vous riez !? Rien n’a jamais été aussi sérieux !
J’étais sur la rue, entourée de gens amochés et traumatises, et de policiers interrogant les piétons, quand un policier me demanda :
– Et vous étiez seule, dans votre laboratoire ?
Cette question résonna dans ma tête toute la semaine suivante. Et je restai là, la bouche béante, sans répondre. Un frisson me parcouru l’échine, et tout tourna autour de moi. Je crus un instant que j’allais faire un malaise. Tout se chamboulait dans ma tête, je vacillai, titubai, mais ne m’évanouis pas.
L’adolescente ! Je l’avais oubliée ! Et tout le laboratoire qui s’était écroulé ! Elle devait être enfouie sous les décombres, et gisante, sans vie, à l’heure qu’il était !
Je fus réveillée par un homme qui me secouait le bras. Puis, il cria à un autre homme :
– C’est bon, je l’ai trouvée ! Et elle se réveille ! Viens m’aider à la porter !
Sa voix forte arriva à mes oreilles avec un choc, et toutes les douleurs revinrent dans mon esprit.
– Aaah… AAAHH !!!!
– Oh ! Pardon ! Oui, vous devez être blessée ! Effectivement…
« Blessée ? » me répétai-je. Ooooh…. Oui, j’avais mal… Aaah…
Une douleur me transperça l’épaule droite. J’avais sans doute essayé de me protéger avec mon bras droit, et mon épaule avait reçu le choc en plein fouet. J’essayai de secouer les jambes, pour verifier qu’elles n’étaient pas cassées, mais un tabouret me les maintenaient coincées.
L’homme remarqua mon geste, et il me libéra les jambes. À nouveau, j’essayai de les remuer, mais avec succès. Ensuite, je me retournai, encore avec succès, et me relevai. Avant de m’écrouler à terre. Je gisai là, inerte, et des pompiers arriverent avec un brencard.
Je rouvris les yeux. Face à moi, je vis la fleuriste. « Florence, pensai-je. Je crois que c’est son nom. »
Le dirigeable avais dû atterir sur la plaine la plus proche, les policiers interrogaient des témoins, les pompiers mettaient les gens en lieu sûr, les ambulances arrivaient et les soignants soignaient les victimes blessées. Tout cela, je l’appris plus tard.
Je sentis que j’allais m’évanouir, de nouveau. La rue était agitée, et je voyais flou et entendais flou. Mais j’avais une chose à faire avant de m’évanouir.
Intérieurement, je remerciai cette fleuriste, Florence, de m’avoir sortie de cette morosité. Enfin, pour moi, c’était un grand pas vers l’avant, un changement dans ma vie. Puis, je lui soufflai à l’oreille tandis qu’elle se penchait vers moi :
– Mon nom est Joséphine.
« Ravie de t’avoir rencontrée, Florence. »
Castille VM.
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